Les origines du village
Avant l’an mil, des recherches archéologiques partielles effectuées dans les années cinquante, laissent supposer l’existence de quelques maisons paysannes regroupées sur le lieu-dit « Les Rougeats », nommé Villesequebasse jusqu’à la révolution, ainsi que d’un cimetière.
La Circulade
Les premiers écrits sur le château apparaissent en 1063, construction probable de la circulade, il appartient alors à Roger le vieux, comte de Foix, au cours des deux siècles suivant (période Fuxéenne), il est échangé plusieurs fois entre le comté de Foix et la vicomté de Carcassonne, la famille Trencavel. Une église Saint-Germain est mentionnée dès 1115. En 1279, la cure fut unie à la dignité de l’archidiacre majeur du chapitre cathédrale de Carcassonne .
L’hérésie Cathare
Lors de la croisade des Albigeois, vers la fête de Pâques 1210, Simon de Montfort assiégea le château d’Alairac pendant onze jours au bout desquels les habitants, craignant d’être obligés de se rendre, s’enfuirent nuitamment. En 1309, le dernier parfait cathare connu, Guilhem Bélibaste, s’enfuit en Catalogne en compagnie de Philippe d’Alayrac. Ce dernier, lors de son retour au pays, après 10 ans d’exil, fut sans doute repris et brûlé.
Le moyen age
Sur le bruit de l’approche des grandes compagnie de Routiers, en 1366, les officiers de la sénéchaussée de Carcassonne ordonnèrent aux habitants du château d’Alairac, qui appartenait à Jean d’Armagnac, de se fortifier et de détruire les faubourgs. Ayant négligé d’exécuter cet ordre, le vicomte en colère mit le feu au château qui fut entièrement brûlé. Plus tard, le comte d’Armagnac céda la terre d’Alairac au marquis de Mirepoix (1404). En 1446, la paroisse fut cédée à la mense capitulaire*.
*La mense (ou manse ou tenure) capitulaire est la part de revenus de biens, affecté à l’entretien des chanoines ou des moines,