Histoire

Alairac, village circulaire de la Malepère est une circulade de l'an mil, traversé par un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Les origines du village

Avant l’an mil, des recherches archéologiques partielles effectuées dans les années cinquante, laissent supposer l’existence de quelques maisons  paysannes regroupées sur le lieu-dit “Les Rougeats” ainsi que d’un cimetière.

La Circulade

Les premiers écrits sur le château apparaissent en 1063, construction probable de la circulade, il appartient alors à Roger, comte de Foix, au cours des ans, il est échangé plusieurs fois entre le comté de Foix et la vicomté de Carcassonne, la famille Trencavel.

L’hérésie Cathare

Lors de la croisade des Albigeois, vers la fête de Pâques 1210, Simon de Montfort assiégea le château d’Alairac pendant onze jours au bout desquels les habitants, craignant d’être obligés de se rendre, s’enfuirent nuitamment. En 1309, le dernier parfait cathare connu, Guilhem Bélibaste, s’enfuit en Catalogne en compagnie de Philippe d’Alayrac. Ce dernier, lors de son retour au pays, après 10 ans d’exil, fut sans doute repris et brûlé.

 Le moyen age

Sur le bruit de l’approche des grandes compagnie de Routiers, en 1366, les officiers de la sénéchaussée de Carcassonne ordonnèrent aux habitants du château d’Alairac, qui appartenait à Jean d’Armagnac, de se fortifier et de détruire les faubourgs. Ayant négligé d’exécuter cet ordre, le vicomte en colère mit le feu au château qui fut entièrement brûlé. Plus tard, le comte d’Armagnac céda la terre d’Alairac au marquis de Mirepoix (1404).

Église St Germain d’Alairac

  • L’église Saint-Germain d’Alairac date des XIIIe siècle et XIVe siècle avec son clocher octogonal, l’édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1948. À l’origine, c’est la maison forte du seigneur local, une tour de guet octogonale flanque l’angle Nord, une fortification l’encercle, elle est constituée des maisons des habitants, aux ouvertures tournées vers l’intérieur, qui forment un rempart continu (“La circulade”), seulement percé de deux portes, l’église primitive, aujourd’hui disparue, est incluse entre ces maisons.

 

  • Puis vint l’hérésie Cathare, suivie par la répression des barons du Nord commandée par Simon de Monfort ; la demeure du seigneur, convaincu de sympathie envers les Bons Hommes, fut rasée jusqu’à deux mètres du sol, puis reconstruite avec une voute gothique et la tour de guet transformée en clocher, pour affirmer la prééminence de la foi catholique ; l’historienne Anne Brenon parle d’église de la reconquête, qui devint l’église paroissiale, ce qu’elle est encore aujourd’hui.

 

Retrouvez l’église St Germain d’Alairac sur WIKIPEDIA.

Les grands pèlerinages du moyen-age

À partir du XIe siècle, le village est traversé par l’un des chemins de Saint Jacques de Compostelle dit “Chemin du Piémont Pyrénéen”, ce pèlerinage s’est poursuivi jusqu’au XVIIIe siècle, après deux siècles d’oubli, on assiste , en ce XXIe siècle à un certain renouveau de ce pèlerinage.

Le “Grand Siècle”

La seigneurie fut vendue au commencement du XVIIIe siècle, à un bourgeois de Carcassonne. Cette seigneurie s’est éteinte à la Révolution, en 1789.

Sous le premier empire,

Lors de la retraite de Russie, les archives départementales font état de la mort de 3 soldats de la Grande Armée,  originaire d’Alairac, il n’est pas fait mention de leur état civil.

Au vingtième siècle

Pendant la grande guerre 1914-1918, le village perdit 19 de ses enfants dont les noms sont inscrits sur le monument aux morts, tous les ans, le 11 novembre avec la lecture de leur nom, leur sacrifice est rappelé dans une émouvante cérémonie à laquelle sont associés les enfants des écoles.

 

Lors de la guerre d’Algérie, plusieurs jeunes gens d’Alairac furent appelés pour combattre, l’un d’eux y a perdu la vie, tous les 19 mars, date de l’entrée en vigueur des accords d’Evian, un dépot de gerbes a lieu pour commémorer cette tragédie.

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